Noticias Principales

Philippe Katerine, Wajdi Mouawad, Gustavo Dudamel, Amadou et Mariam, Patrice Vermette,
André-Line Beauparlant, Robert Morin, Marlene Millar, Darlene Naponse, Ai Wei Wei, Tina Modotti, L’Opéra de Paris, Isabelle Adjani, Caravaggio, Gilbert & George, Rimbaud, Fellini, Chaplin, TATE Modern, Reina Sofía, Le Prado, National Gallery Singapore.

En salle du 12 au 22 mars et en ligne du 20 au 29 mars 
à Montréal - à Québec - en ligne. 

BANDE-ANNONCE | Le FIFA 44:

 

Montréal, le 19 février 2026 - Le plus grand festival dédié aux films sur l’art et aux films d’art au monde vous invite en salle à Montréal et à Québec du 12 au 22 mars et en ligne du 20 au 29 mars prochains. Venez découvrir le meilleur du film sur l’art avec une programmation au cœur de nos questionnements qui transcende les frontières de l’imagination.

LA 44e EN BREF

178 titres / 93 films (co)réalisés par des femmes / 52 pays / 60 films canadiens / 23 films en compétition internationale / 17 films en compétition nationale / 41 premières mondiales

85$ + frais pour toute la programmation en salle à Montréal
14$ tx incluses + frais de billetterie

Billetterie

Pour rappel, la 44e édition du Festival ouvrira avec Mon amour: c'est pour le restant de mes jours d’André-Line Beauparlant (Canada) en première mondiale. Projeté en salle, le jeudi 12 mars au Monument National à Montréal en présence de la réalisatrice, de Robert Morin et de l’équipe du film, il sera également en ouverture du FIFA à Québec, le vendredi 13 mars au Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ).

LES COMPÉTITIONS

Un seul mot d’ordre : l’excellence cinématographique. Un rapport au réel sublimé. L’intimité partagée.

Tout à la cinémathèque (ou presque).

Chaque film en compétition est un rendez-vous pour les cinéphiles. Présentées pour la plupart à La Cinémathèque québécoise, ces œuvres ont été précédemment sélectionnées dans des festivals tels que la Berlinale, Sundance, le TIFF, ou encore Locarno.

Par exemple My Armenian Phantom de Tamara Stepanyan, Fantastique de Marjolijn Prins, Viktor de Olivier Sarbil, … Et puis, il y a aussi ces films que nous présentons en première mondiale, à l’image de Mon amour, c'est pour le restant de mes jours d’André-Line Beauparlant, ou encore Ça reste entre nous. Ce dernier, premier long-métrage de la cinéaste iranienne Maryam Shapoorian, illustre notre volonté d’opérer comme une vigie du cinéma de demain, un cinéma à l’écoute des nouvelles voix. Des voix qui s’inscrivent dans un monde où les dynamiques de pouvoir transparaissent aujourd’hui plus que jamais : le film palestinien Like an Event in a Dream Dreamt by Another—Insomnia de Firas Shehadeh, qui traite de la question de l’agentivité des peuples opprimés, ou le documentaire Elephants & Squirrels de Gregor Braendli, portant sur les enjeux de restitution, n’en sont que quelques témoins.

COMPÉTITIONS - LONGS-MÉTRAGES

Dans la catégorie courts-métrages en compétition internationale, découvrez la méditation sensible sur la mémoire et la transmission artistique avec And Now I Understand What I Knew When I Was a Child de Roman Chalupnik et Lucas Vossoughi ; une exploration onirique du désir féminin dans Arqueología del deseo lesbico de Camille Zéhenne ; ou encore le collage ludique et subversif Everyone Deserves a Slice of the Pie de Sasha Pirker, hommage aux pionnières du cinéma. Voyagez de Copacabana à Charleroi avec Filme-Copacabana de Sofia Leão et Winter of Machines de Jan Locus, ou imaginez l’architecture du futur dans Lavaforming de Sukanya Mukherjee et Arnar Skarphéðinsson.

Du côté national, laissez-vous porter par la puissance chorégraphique de Les mêmes yeux que toi de Derek Branscombe, la résistance environnementale dans Lifeline de Morgan Pinnock, ou encore l’élan technopoétique de Comme un écho de Chélanie Beaudin-Quintin.

COMPÉTITIONS - COURTS-MÉTRAGES

LES JURYS
 
Reconnus par la critique et le public tant pour leur créativité, leur parcours professionnel que leur rayonnement sur les scènes canadienne et internationale, voici les membres des prestigieux jurys de la 44e édition.

Le jury de la compétition internationale longs-métrages est composé de Deborah Gabinetti, directrice générale du Bali Film Center et fondatrice du Balinale (Bali International Film Festival) en Indonésie; Fabrizio Zappi, directeur Culture et Éducation à la Rai en Italie; Olivier Côté, cinéaste de Montréal; Sonia Prior Gomez, responsable de la production audiovisuelle et de la gestion numérique au Musée du Prado en Espagne; et Elizabeth Markevich, fondatrice d’IkonoTV à Berlin en Allemagne.

Le jury de la compétition internationale courts-métrages est composé de Loránd János, fondateur et directeur de Choreoscope, le Barcelona Dance Film Festival en Espagne; Anne-Lise Rosier, directrice des projets et partenariats stratégiques et responsable des programmes Villa Créative et Villa Naturalité à la Fondation Avignon Université en France; et Eve Tagny, artiste basée à Montréal.

Le jury de la compétition nationale est composé de Moridja Kitenge Banza, artiste basé à Montréal; Max Beckham Ortner, secrétaire général de l’IMZ International Music + Media Centre à Vienne en Autriche; et Antoine Leonetti, directeur et programmateur du Barcelona FIRE!! LGBT Film Festival en Espagne.

LES PRIX

Huit prix seront décernés par les jurys : le Grand prix, le Prix du jury, le Prix du meilleur essai, le Prix du meilleur portrait, le Prix du meilleur court-métrage, le Prix de la meilleure œuvre canadienne et le Prix du meilleur court-métrage canadien.

Le prix hommage sera également remis par Le FIFA à Jacinthe Brisebois.
 
Convaincu que l'art est un catalyseur puissant permettant à chacun·e de s'engager dans la construction du monde de demain, Le FIFA met de l’avant cette année des films qui cultivent l’art comme une ouverture d'esprit, qui marient pratiques artistiques et convictions, des oeuvres qui illustrent autant les reliefs des cultures à venir que les racines de nos origines communes.
 
LE CINÉMA D’ART : Programmations exclusives de la TATE (Londres), du Musée Reina Sofia (Madrid) et National Gallery Singapour. Sans oublier l’Avant-garde…
 
Les cartes blanches du FIFA dépassent toutes les attentes avec des commissaires internationaux de très haut calibres:

Valentine Umansky, commissaire et autrice, en poste à la Tate de Londres, propose une sélection d'œuvres issues de la collection d’Emile Stipp, collectionneur d'art contemporain, et soutien aux artistes africains et issus de la diaspora africaine depuis l'Afrique du Sud et l'Angleterre. Il a siégé pendant plus de dix ans au comité d'acquisition d'art africain de la Tate Modern. Il a ensuite fait don d'une partie de sa collection d'œuvres vidéo au musée, et cette carte blanche présente un ensemble de travaux issus de cette donation fondatrice.

Chema González, Responsable du département Film & Nouveaux Médias au Musée Reina Sofía (Madrid), présentera Frente a Guernica de Yervant Gianikian et Angela Ricci Lucchi. Comment Guernica de Picasso peut-il être représenté au cinéma? Comment une œuvre en images animées peut-elle répondre au statut iconique de ce tableau et à sa représentation du massacre et de la violence dans l’après-fascisme ? Guernica est une fresque, mais elle est également — de par son échelle, sa palette en noir et blanc et son sens de la séquentialité — une véritable réponse picturale à l’écran de cinéma. Picasso entretenait un dialogue constant avec des cinéastes tels qu’Esfir Shub, Roman Karmen et Luis Buñuel, et, à la suite de ce travail, avec Yervant Gianikian et Angela Ricci Lucchi.

Pauline Soh, directrice principale des programmes curatoriaux au sein de la National Gallery de Singapour, présente un programme de six œuvres d’artistes et cinéastes contemporains d’Asie du Sud-Est. Iels explorent des manières alternatives et non linéaires de comprendre et de se relier aux êtres non-humains et à l’environnement par le cinéma. Leurs démarches visent à témoigner et à redonner de la puissance et de l’autonomie aux entités naturelles et surnaturelles.
 
Mireia Gubern & Carmen Cruañas de CaixaForum+ (Barcelone) présenteront Omega Wants to Dance, réalisé par Ramon Tort. Le film est particulièrement marquant par la diversité et l’exceptionnalité des voix qu’il rassemble. De la puissance expressive de l’icône du flamenco Sara Baras à la perspective cosmique du prix Nobel Didier Queloz, en passant par les réflexions profondes du penseur européen du théâtre Roberto Fratini et de la docteure Luján Comas, le documentaire compose un autoportrait riche et multidimensionnel de l’humanité par le biais du corps et de ses danses.

AVANT-GARDE

L'ESPAGNE À L'HONNEUR
Cette année, le cinéma espagnol s'est imposé dans notre programmation par la force de ses productions. Portrait de l'architecte Enric Miralles récompensé d'un Lion d'or à la Biennale d'architecture de Venise (Miralles), film portant sur un immense talent du flamenco (Farruquito: A Flamenco Dynasty) ou encore documentaire retraçant le parcours d'un des créateurs de mode les plus doués de sa génération (The Designer is Dead), c'est une Espagne plurielle et contemporaine qui est racontée à travers les films que nous présentons.
 
Également déployé à travers des cartes blanches portées par des institutions majeures et la présence d’invité·e·s issu·e·s du monde muséal et festivalier, ce focus met en relation différents contextes de diffusions et regards curatoriaux. Il propose une traversée ancrée dans des pratiques concrètes où se rencontrent cinéma, histoire de l’art et créations espagnoles.
 
 
LES INCONTOURNABLES DU FIFA
LA NUIT DE LA DANSE
 
La danse a, année après année, une place de choix au FIFA. C’est à ce titre que La Nuit de la danse rassemble des films où le corps devient langage, surface de friction, point d’ancrage. Le programme traverse gestes chorégraphiés, performances filmées et explorations hybrides, portées par des artistes d’ici et d’ailleurs, notamment Marlene Millar, Chélanie Beaudin-Quintin, Oleg Jiliba, Alain Fleischer, Mary-Lee Brunet, Damien Bourletsis, Andrew Margetson, Alla Kovgan & Annie-B Parson, Ali Kenner Brodsky et bien d’autres.
  
Images tirées des films The Oath d’​​Alla Kovgan et Annie-B Parson, And me, I’m dancing too de Mohammad Valizadegan et Ce qui nous lie de Damien Bourletsis
 
Changer de perspective sur l’histoire de l’art et sur celles et ceux qui la façonnent demeure essentiel. Cette année encore, de nombreuses œuvres sont portées par des réalisatrices et par des récits qui déplacent le regard, qu’il s’agisse de redonner voix à des figures invisibilisées ou de revisiter les grands noms du patrimoine culturel. Dans Emily: I Am Kam, Danielle MacLean célèbre l’héritage d’Emily Kam Kngwarray, immense artiste aborigène australienne, en ancrant son œuvre dans la transmission, la terre et les cérémonies des femmes d’Alhalker. Avec How to Build a Library, Maia Lekow coréalise le portrait inspirant de deux femmes kényanes qui entreprennent de décoloniser une bibliothèque autrefois réservée aux Blancs, transformant un lieu de mémoire en espace d’émancipation. Instinct, coréalisé par Andrés Varela, explore quant à lui la création théâtrale autour de l’instinct maternel, de l’avortement et du handicap, faisant du plateau un territoire de résistance. Le théâtre vu par le cinéma sera également présent cette année à travers Scarabée d'or, documentaire plongeant dans le processus créatif de Wajdi Mouawad. Enfin, des films comme Claude McKay, errances d’un poète révolté ou Arthur Rimbaud, six mois en enfer revisitent des figures littéraires sous un angle contemporain. Autant d’œuvres qui interrogent les récits dominants et réaffirment le pouvoir transformateur de l’art.
Image tirée de Instinct de Carlos Morelli et Andrés Varela
 
LA NUIT DU COURT
 
Forêts habitées, vieillesse attentive, pratiques artistiques au long cours, dérives urbaines animales, archives féministes et gestes de résistance : autant de fragments qui composent La Nuit du court. De la Géorgie à Los Angeles, des Îles-de-la-Madeleine au Sénégal, les films réunis pour cette soirée spéciale explorent les territoires intimes et politiques de la création. Avec Andro, portrait d’un·e artiste queer défiant l’autoritarisme, Cara de bicicleta, hommage vibrant à la liberté des femmes, ou encore Chanson de toile, qui tisse données numériques et mémoire médiévale, le court métrage devient espace d’invention et de prise de parole. La programmation fait dialoguer danse et deuil dans Les mêmes yeux que toi, art et territoire dans Lifeline, restitution et héritage culturel dans Mbarodi, ou encore paysages et inspiration dans Madeleine. Entre animation, essai, performance et documentaire, cette nuit célèbre la vitalité du format court et sa capacité à condenser, en quelques minutes, des mondes entiers.
   
Images tirées des films Chansons de toile de Lydia Yakonowsky, Lifeline de Morgan Pinnock, Murs invisibles de Florian Schönerstedt
LES FILMS D'ARCHITECTURE présentés cette année interrogent l’espace comme lieu de mémoire, de pouvoir et de résistance. De l’iconique immeuble brésilien imaginé par Oscar Niemeyer dans COPAN de Carine Wallauer, véritable microcosme politique où se rejouent les tensions démocratiques du pays, à la maison-musée iranienne de Ça reste entre nous de Maryam Shapoorian, qui devient le réceptacle intime des bouleversements de l’Histoire, l’architecture apparaît comme un organisme vivant, traversé par celles et ceux qui l’habitent. Avec Miralles, Maria Mauti explore l’œuvre profondément humaine de l’architecte catalan Enric Miralles, révélant une pensée architecturale attentive au passage du temps et à la fragilité de l’existence. Out of the Picture d’An.Ash Smolar questionne quant à lui l’effacement des femmes dans l’histoire de l’architecture et met en lumière les stratégies actuelles pour reconquérir visibilité et légitimité. Autant de films qui rappellent que construire, c’est toujours inscrire des choix politiques, sociaux et intimes dans la matière même de nos villes.

Outre cette programmation de films, Patrice Vermette, concepteur artistique de renommée internationale qui a remporté l'Oscar de la meilleure direction artistique (Best Production Design) en 2022 pour son travail sur le film DUNE, participera à une conversation professionnelle consacrée à l’architecture dite «brutaliste» et à son interprétation cinématographique.
Image tirée de Miralles de Maria Mauti
FIER·E·S ET RÉSISTANT·E·S

La nouvelle édition du FIFA met en lumière des artistes qui transgressent les cadres établis et redéfinissent les territoires de l’intime, du corps et de la représentation. Avec Jean Cocteau et Les Cahiers Adjani, le Festival revisite des figures mythiques du cinéma et de la poésie, révélant la puissance d’archives et de regards contemporains pour éclairer leurs zones d’ombre et de création. Arthur Rimbaud, six mois en enfer prolonge cette exploration en plongeant dans la jeunesse fulgurante du poète, entre révolte, désir et vertige. Les enjeux de genre et de désir traversent également la programmation : Archaeology of Lesbian Desire interroge les traces et les silences entourant l’histoire des amours lesbiennes, tandis que ANDRO et Husbandryexaminent, chacun à leur manière, les constructions sociales du masculin et les rapports de pouvoir inscrits dans les corps. Avec Lip Sync, Heartbeat, le geste performatif devient terrain d’expérimentation sensible, où voix et pulsation se répondent. Enfin, le duo iconoclaste est célébré dans The Pilgrimage of Gilbert & George et Gilbert & George Daytripping Forever!, portraits vibrants de ces artistes indissociables qui ont fait de leur vie une œuvre totale. Autant de films qui célèbrent la liberté créatrice et les identités insoumises.

MUSIQUE
 
Côté musique, le FIFA célèbre des artistes dont la voix et le geste résonnent bien au-delà de la scène. Avec Amadou et Mariam : Sons du Mali de Ryan Marley, le Festival rend hommage au mythique duo malien, dont la trajectoire lumineuse fait dialoguer traditions mandingues et pop internationale, dans une ode vibrante à la transmission et à la création. Figure inclassable de la chanson française, T’es où Philippe Katerine? de Gaëtan Chataigner part à la rencontre d’un artiste insaisissable, entre fantaisie, poésie et liberté radicale. Le corps en mouvement est au cœur de The Way We Move de Nicolas Davenel et Vanessa Dumont, qui explore la danse comme langage universel et espace de communauté. Avec Song of the Hands mettant en lumière le travail du chef d'orchestre Gustavo Dudamel aux côtés de personnes sourdes ou malentendantes, la musique devient tactile, révélant une autre manière de ressentir le rythme et la vibration. Enfin, présenté en première québécoise, Ai Weiwei’s Turandot de Maxim Derevianko suit l’artiste et dissident chinois dans sa relecture de l’opéra de Puccini à Rome, faisant de la scène lyrique un puissant manifeste pour la liberté d’expression. 
 
  
Images tirées des films Omega Wants to Dance de Ramon Tort, Matsogo de Lerato Shadi, The Way of the Spirit de Khvay Samnang.
 
À PROPOS DU FIFA 44

Le Festival International du Film sur l’Art (Le FIFA) se consacre à la promotion et au rayonnement international du film sur l’art et les arts médiatiques. Sous la direction générale et artistique de Philippe U. del Drago, Le FIFA propose un événement annuel au mois de mars qui permet de découvrir les dernières productions de films sur l’art. À travers sa programmation, ses nombreuses activités annuelles ainsi que sa plateforme de diffusion de films d’art en ligne (ARTS.FILM), Le FIFA, fondé par René Rozon, s’engage à accroître la connaissance et l’appréciation de l’art auprès du public. Le FIFA s’emploie également à promouvoir le travail des artistes œuvrant dans les domaines du cinéma, de la vidéo et des arts visuels, ainsi qu’à encourager la production et la diffusion de films sur l’art. La 44e édition du festival aura lieu en salle à Montréal et à Québec du 12 au 22 mars 2026 et en ligne du 20 au 29 mars 2026. www.lefifa.com

La segunda edición de la Semaine de la Critique de Montréal se llevó a cabo en el Cinéma du Musée, consolidando un espacio de encuentro que, apenas en su segunda edición, muestra una claridad de propósito y una sensibilidad curatorial pocas veces vistas en la ciudad. Fundada por la revista en línea Panorama-cinéma, la Semana se define como un festival no competitivo, un lugar de encuentro entre cineastas, críticos, investigadores y público general, con el objetivo de fomentar el diálogo, la reflexión y la experimentación cinematográfica.

Montreal se inserta así en una genealogía internacional de semanas de la crítica. Desde 1962, la Semaine de la Critique de Cannes, organizada por el Syndicat français de la critique de cinéma, ha funcionado como un espacio para descubrir las primeras y segundas películas de directores de todo el mundo, legitimando la crítica como práctica activa y no como comentario posterior. Paralelamente, la Critics’ Week de Berlín ha trabajado bajo el principio de que la crítica es una agenda: un lugar donde se discuten política, estética y formas de percepción, cuestionando cómo vemos las películas y qué cine deseamos. La Semana de la Crítica de Montreal se inserta en este legado, sin pretender competir, pero adoptando la misma filosofía: cine como conversación, como exploración y como construcción colectiva de significado.

Al llegar, cada acreditado recibía un pase singular: una pulsera de cuentas con letras que componían su nombre, elaborada por un artesano. Un objeto simple, hecho a mano, que desplazaba la acreditación del protocolo al gesto, y anunciaba desde el inicio una relación cercana y encarnada con la experiencia cinematográfica.

En Montreal, este tipo de experiencia se vuelve aún más relevante ante la ausencia del Festival du Film du Monde, que, tras décadas de actividad desde su primera edición en 1977, concluyó en 2019. Ese festival, reconocido por la F.I.A.P.F. y considerado internacionalmente como de gran envergadura, dejó un vacío que, afortunadamente, otros festivales independientes han comenzado a llenar. Entre ellos se cuentan el Festival Internacional de Documentales de Montreal, el Festival Internacional de Presencia Autóctona, el Festival du nouveau cinéma de Montréal y festivales especializados que, como la Semana de la Crítica o incluso el Festival Internacional de Cine sobre Arte buscan nutrir la comunidad cinematográfica, fomentar cruces interdisciplinarios y sostener la curiosidad del público. En este ecosistema, Montreal demuestra que la ciudad sigue viva, diversa y culturalmente fértil, incluso ante la desaparición de un gran festival.

La experiencia en la sala de Cinéma du Musée confirma esta idea. Se trata de un espacio acogedor y cuidado, donde la programación artística e independiente se combina con la posibilidad de asistir a funciones dobles o triples, y donde la comunidad de espectadores (estudiantes, investigadores, cinéfilos y cineastas) se involucra activamente. La interacción es constante: mientras se espera la proyección, se comentan las películas, se trabaja, se hace networking. Las preguntas y respuestas con los directores, la venta de revistas, carteles y merchandising, los pequeños gestos lúdicos como comprar palomitas o un totebag, crean un ecosistema de cine desbordado, donde el acto de ver la película se desplaza de su lugar central para integrarse en una experiencia crítica, relacional y contextual.

Entre las proyecciones de esta edición, Magallanes, de Lav Díaz, condensó de manera ejemplar el espíritu de la Semana. La película, situada en Filipinas y contada desde la perspectiva de los colonizados, desplaza la narrativa tradicional de la conquista y ofrece una revisión de la historia desde una mirada decolonial, investigada y reconstruida por el propio director. Su enfoque, lúcido, lúdico y confrontacional, resume la ambición de la Semana: cine que piensa, cuestiona y genera conversación.

Junto a Magallanes, la programación ofreció una serie de películas que destacaron por su diversidad formal y política. Cada obra, a su manera, dialogó con el marco curatorial de esta edición: explorando paisajes, cuerpos, sueños y tensiones sociales; combinando intimidad y epicidad; invitando al espectador a participar, reflexionar y emocionarse.

Water Sports de Whammy Alcazaren (Filipinas, 2024, 19'', Tagalog con subtítulos en inglés) es un cortometraje que condensa múltiples tensiones en un formato breve y visualmente intenso. Su estética casi cuadrada, con colores saturados deliberadamente “posterizados”, transmite el calor abrumador de Filipinas y el bochorno físico de los jóvenes protagonistas, estudiantes que entrenan lo que parece ser el servicio social militar. La película no muestra armas ni escenas de combate; centra la atención en la encarnación de la masculinidad a través del cuerpo, la disciplina y la cooperación, especialmente en la relación sutilmente LGBTQ de una pareja que se ayuda, se carga y se cuida entre sí. La repetición de la botella amarilla de agua funciona como un símbolo inquietante, mientras que la puesta en escena con hojas marchitas, moho y óxido refuerza la sensación de un mundo afectado por el calentamiento global y la corrupción institucional. Con sus juegos visuales y ritmo casi gif-animado, Water Sports logra que el espectador sienta físicamente el calor y la tensión de sus personajes, mostrando cómo la economía del tiempo breve puede amplificar la intensidad estética y política de una obra.

Revelations of Divine Love de Caroline Golum (73'', Estados Unidos, 2025, inglés) es un segundo largometraje que revisita la vida de la mística Julian de Norwich, primera autora femenina en inglés, y lo hace con un enfoque a la vez histórico y radicalmente estético. Ambientada en el siglo XIV, la película narra la reclusión de Julian tras experimentar visiones extraordinarias, utilizando maquetas que muestran el paso de las estaciones y un detallado diseño de vestuario y escenografía para reconstruir la Edad Media de manera ingeniosa y psicodélica. La obra recuerda en su teatralidad y precisión visual a Perceval el galés (Éric Rohmer, 1979), pero con un estilo más nítido y contemporáneo, donde las piedras y muros, aunque artificiales, sirven al ritmo narrativo y a la construcción del espacio. El tratamiento del sonido, minucioso y envolvente, refuerza el carácter meditativo de la película, mientras que el lenguaje elevado y epistemológico de Julian aporta una reflexión profunda sobre la experiencia mística, creando un diálogo entre lo histórico y lo imaginativo que resulta fascinante y envolvente.

Entiérranos en un desierto solitario de Nguyễn Lê Hoàng Phúc (Vietnam, 2025, 62'', vietnamita con subtítulos en inglés) es un largometraje que combina ternura, humor y reflexión sobre la muerte y el duelo. La película comienza con un ladrón que intenta robar una casa y termina cautivado por el dueño, un anciano viudo obsesionado con reunirse con su esposa fallecida. Lo que podría parecer un relato simple se convierte en un juego de pactos, cuidado mutuo y construcción de intimidad entre el anciano y su inesperado acompañante. La película experimenta con el formato visual, pasando de un encuadre circular al abrirse en el desierto, y utiliza la arena mostaza como un recurso poético que acompaña la eutanasia voluntaria del protagonista, así como su reunión simbólica con la esposa momificada. Con un tono absurdamente tierno, la obra recuerda a Taste of Cherry de Kiarostami en su delicadeza hacia temas difíciles, pero lo hace mediante un humor sutil y un afecto tangible entre los personajes. La narrativa circula entre la muerte, el duelo y la eutanasia, pero nunca pierde ligereza ni empatía, convirtiendo un acto final tan fuerte en una experiencia conmovedora, entretenida y profundamente humana.

Estoy Sintiendo Algo de Nuno Pimentel (Portugal, 2026, 13 min, sin diálogo, subtítulos en inglés) es un cortometraje de estreno mundial que despliega su narrativa en paisajes aparentemente desprovistos de presencia humana, donde la vida persiste a través de subtítulos autogenerados que describen acciones y emociones invisibles en la imagen. La obra juega con un humor sutil, memético, y con una relación entre texto e imagen que recuerda a los intertítulos del cine silente, pero en clave contemporánea y minimalista. Lejos de crear atmósferas impresionistas o paisajes cautivadores, Pimentel apuesta por la simplicidad y la experimentación con el lenguaje escrito, generando un efecto poético y ligero que involucra al espectador en un acto de lectura activa y contemplación. Su estreno fue recibido con calidez, celebrando la valentía de presentar una obra que explora cómo la narrativa y la emoción pueden surgir de lo que no se ve, sino de lo que se sugiere.

Cada una ofreció un gesto singular: algunas desafiaron formalmente la narrativa, otras reflexionaron sobre temas políticos y sociales, y todas contribuyeron a crear un diálogo abierto y enriquecedor con el público, confirmando que Montreal está en camino de construir una tradición crítica propia, accesible y estimulante, en paralelo con los grandes ejemplos internacionales de Cannes y Berlín.

En conjunto, esta segunda edición de la Semana de la Crítica de Montréal confirma la vitalidad del cine independiente y reflexivo en la ciudad. Espacios como este no solo permiten descubrir nuevas voces, sino que también construyen una comunidad crítica, interdisciplinaria y accesible, donde el cine se experimenta como diálogo y encuentro. Montreal, con esta Semana, demuestra que incluso ante la desaparición de grandes festivales, su ecosistema cinematográfico sigue vivo, diverso y capaz de inspirar a cineastas, investigadores y espectadores por igual.

On January 16, during Montreal’s Critics’ Week, I attended the screening of Magellan, a daring collaboration between the renowned Mexican actor Gael García Bernal and the Filipino filmmaker Lav Diaz. The screening was accompanied by a brief introduction and a post-film conversation with Lav Diaz, whose reflections offered rare insight into a work that is at once historically rigorous, aesthetically radical, and ethically fearless.

Magellan is not a conventional historical epic. Rather than reaffirming the dominant Western narrative of Ferdinand Magellan’s circumnavigation, the film deliberately destabilizes it by adopting a Filipino perspective, one that questions not only colonial historiography, but also the myths that nations construct around their founding heroes. Lav Diaz spent nearly seven years researching the project, consulting archives and libraries across multiple countries, including Spain, Portugal, and the United States. This prolonged investigation is felt throughout the film, not as didactic exposition, but as a slow, deliberate reconstruction of history that refuses simplification.

Filipino director Lav Diaz on January 16 at Cinéma du Musée during the Q&A.

The narrative follows Magellan from his early military campaigns in Southeast Asia to the final stages of his expedition in the Philippine archipelago. Central to the film is Enrique, Magellan’s slave and translator, displaced from Malacca (city in Malaysia) through early colonial trade networks. It is through Enrique’s perspective that the film ultimately overturns historical convention: the legendary figure of Datu (chieftain) Lapu-Lapu, long celebrated as the architect of Magellan’s death, is revealed as a fabrication. Instead, the film suggests that Magellan was killed by Rajah Humabon and his forces, a revelation that radically reframes the story of conquest, resistance, and historical memory.

This narrative choice is profoundly controversial. In the Philippines, Lapu-Lapu is a national hero, commemorated by monuments and statues. To question his existence is to question the very foundations of a national historical narrative. Yet Lav Diaz approaches this provocation not as an act of negation, but as an invitation to reconsider how history is written, remembered, and instrumentalized. Magellan does not seek to replace one heroic myth with another; it seeks to expose the mechanisms by which myth itself is produced.

Gael García Bernal as Magellan in the dense Philippine jungle.

The casting of Gael García Bernal as Magellan reinforces the film’s transhistorical and transnational dimension. Lav Diaz has pointed to the profound parallels between the colonial histories of Mexico and the Philippines, both shaped by Spanish expansion during the same historical moment, yet articulated across opposite geographic poles of the empire. This resonance is particularly striking from a Mexican perspective. In Tabasco, where the Spanish first established a foothold on the mainland and faced early indigenous resistance at the Battle of Centla, the figure of Hernán Cortés emerges as a historical counterpoint to Magellan, who was another conqueror whose legacy is inseparable from violence, mythmaking, and the erasure of Indigenous voices. In this sense, Magellan gestures toward a broader, interconnected colonial history that transcends national boundaries.

Formally, the film is as radical as its historical thesis. Lav Diaz rejects cinematic ostentation, working instead with minimal equipment and a reduced crew. The opening shot presents an Indigenous woman encountering the white invader for the first time: her surprise and flight dominate the scene, while the man’s face remains off-screen. Filmed entirely by Lav Diaz on his own, the shot establishes an intimate visual language that runs throughout the film. The cinematography is marked by high contrasts, extended takes, and a deliberate pacing that resists narrative urgency. Each shot unfolds according to its own internal rhythm, allowing time to accumulate rather than dissipate.

One of the film’s most striking strategies is its systematic demystification of the conquistadors. Rather than portraying them as triumphant or heroic figures, Lav Diaz reduces them to fallen humans, mere mortals, vulnerable bodies that are often grotesquely human. In the end, the camera confronts the consequences of their actions without glorification, underscoring their mortality and fragility. In one memorable scene following a military victory in Malacca, Afonso de Albuquerque delivers a rousing speech only to collapse drunkenly onto the ground, where he remains, inert and undignified. Across the film, battlefields are littered with bodies (dead, dying, or already lifeless) lying in various positions, stripped of narrative emphasis or heroic framing. This repeated imagery of fallen or sleeping bodies serves a dual purpose: it highlights the human cost of conquest and emphasizes the vulnerability and mortality of the oppressors, stripping away any illusion of glory.

This attention to the body extends beyond death to everyday existence. Magellan includes numerous scenes of complete nudity, portraying men and women as they would have lived in the early sixteenth century. Lav Diaz has spoken openly about the difficulty of filming these scenes, noting that he spent months convincing performers that the nudity was neither pornographic nor exploitative, but historically and ethically necessary. The result is a naturalistic depiction of the human body as historical evidence, an archive inscribed with vulnerability, labor, and exposure.

Violence, too, is treated with remarkable restraint. Rather than staging executions or massacres in graphic detail, Lav Diaz often directs the camera toward those who order the violence, not those who physically enact it. The act itself frequently occurs off-screen. This choice stands in stark contrast to contemporary cinema and television, where violence is often aestheticized and fetishized. In Magellan, violence is neither sensationalized nor sanitized; it is rendered through absence, implication, and moral weight.

Magellan on a raft on a river. Photo courtesy of Janus Films.

Although often described as contemplative cinema, Magellan goes beyond mere contemplation. What the viewer is invited to contemplate is not only the image, but the slow, laborious process of historical reconstruction itself. Lav Diaz refuses to accelerate history for the sake of narrative efficiency. Instead, he allows time to function as an ethical dimension of the film, time to observe, to endure, and to reckon with the consequences of colonial violence.

It is also worth noting that Magellan was co-produced by Albert Serra, the Catalan filmmaker known for his radically subversive approach to historical cinema. Serra’s involvement situates the film within a lineage of contemporary auteurs who systematically dismantle heroic narratives and challenge the aesthetic conventions of the historical genre. His presence as co-producer reinforces Magellan’s commitment to anti-spectacle, temporal rigor, and ethical discomfort. Furthermore, Magellan marks Lav Diaz’s first color film in over a decade, following a long period in which his work was predominantly shot in black and white. The return to color is not ornamental but deeply considered, aligning with the film’s project of historical reconstruction and sensory immersion, and signaling a new yet coherent phase in Lav Diaz’s cinematic practice.

Ultimately, Magellan is a film about perspective, power, and historical authorship. By ultimately redirecting the narrative toward the enslaved Enrique and dismantling the myth of the conquering hero, Lav Diaz reveals history as a contested terrain rather than a closed record. The film reminds us that history is not a neutral inheritance, but a construction shaped by omission, domination, and repetition. In reclaiming cinema as a space for historical interrogation, Magellan offers not answers, but a profoundly necessary disturbance, one that resonates far beyond the Philippines, reaching into the shared colonial histories of the global South.

Wooden idols burned following the community’s conversion to Christianity, as villagers watch in silence. Photo courtesy of Janus Films.

 

El 16 de enero, durante la Segunda Semana de la Crítica de Montreal, asistí a la proyección de Magallanes, una colaboración audaz entre el reconocido actor mexicano Gael García Bernal y el cineasta filipino Lav Diaz. La función estuvo acompañada por una breve introducción y un conversatorio posterior con Lav Diaz, cuyas reflexiones ofrecieron una mirada poco común a una obra que es, al mismo tiempo, históricamente rigurosa, estéticamente radical y éticamente intrépida.

Magallanes no es una epopeya histórica convencional. En lugar de reafirmar el relato occidental dominante sobre la circunnavegación de Fernando de Magallanes, la película lo desestabiliza deliberadamente al adoptar una perspectiva filipina, que cuestiona no solo la historiografía colonial, sino también los mitos que las naciones construyen en torno a sus héroes fundacionales. Lav Diaz dedicó cerca de siete años a la investigación del proyecto, consultando archivos y bibliotecas en distintos países, entre ellos España, Portugal y Estados Unidos. Esta investigación prolongada se percibe a lo largo del filme, no como una exposición didáctica, sino como una reconstrucción histórica lenta y deliberada que se resiste a la simplificación.

El director filipino Lav Diaz el 16 de enero en el Cinéma du Musée durante la sesión de preguntas y respuestas.

La narrativa sigue a Magallanes desde sus primeras campañas militares en el sudeste asiático hasta las etapas finales de su expedición en el archipiélago filipino. En el centro del filme se encuentra Enrique, esclavo y traductor de Magallanes, desplazado desde Malaca (ciudad de Malasia) a través de las primeras redes coloniales de comercio. Es desde la perspectiva de Enrique que la película subvierte finalmente la convención histórica: la figura legendaria de Datu (cacique) Lapu-Lapu, largamente celebrada como el artífice de la muerte de Magallanes, se revela como una fabricación. En su lugar, la película sugiere que Magallanes fue asesinado por Rajah Humabon (cebuano) y sus fuerzas, una revelación que reconfigura de manera radical la historia de la conquista, la resistencia y la memoria histórica.

Gael García Bernal como Magallanes en la densa selva filipina.

El reparto de Gael García Bernal como Magallanes refuerza la dimensión transhistórica y transnacional de la película. Lav ha señalado los profundos paralelismos entre las historias coloniales de México y Filipinas, configuradas por la expansión española durante un mismo periodo histórico, pero articuladas en polos geográficos opuestos del imperio. Esta resonancia resulta especialmente significativa desde una perspectiva mexicana. En Tabasco, donde los españoles establecieron por la fuerza su primer enclave en tierra firme, enfrentaron una temprana resistencia indígena en la mítica Batalla de Centla, la figura de Hernán Cortés emerge como un contrapunto histórico de Magallanes, otro "conquistador" cuyo legado es inseparable de la violencia, la mitificación y la invisibilización de las voces indígenas. En este sentido, Magallanes apunta hacia una historia colonial más amplia e interconectada, que trasciende las fronteras nacionales.

En el plano formal, la película es tan radical como su tesis histórica. Lav Diaz rechaza la ostentación cinematográfica y trabaja, en cambio, con equipo mínimo y un equipo humano reducido. El plano inicial muestra a una mujer indígena que se topa por primera vez con el invasor blanco: su sorpresa y fuga dominan la escena, mientras el rostro del hombre permanece fuera de campo. Filmada completamente por Lav Diaz en solitario, esta toma establece un lenguaje visual íntimo que atraviesa toda la película. La cinematografía se caracteriza por altos contrastes, tomas prolongadas y un ritmo deliberado que resiste la urgencia narrativa. Cada plano se despliega según su propio ritmo interno, permitiendo que el tiempo se acumule en lugar de disiparse.

Una de las estrategias más contundentes del filme es la desmitificación sistemática de los conquistadores. En lugar de representarlos como figuras triunfantes o heroicas, Lav Diaz los reduce a humanos caídos, simples mortales, cuerpos vulnerables y, a menudo, grotescamente humanos. Al final, la cámara muestra la consecuencia de sus actos sin glorificación, enfatizando su mortalidad y fragilidad. En una escena memorable posterior a una victoria militar en Malaca, Afonso de Albuquerque pronuncia un discurso exaltado solo para desplomarse borracho en el suelo, donde permanece inerte y despojado de dignidad con sus huestes riendo ante tal escena. A lo largo de la película, los campos de batalla aparecen cubiertos de cuerpos (muertos, moribundos o ya sin vida) tendidos en diversas posiciones, despojados de énfasis narrativo o encuadres heroicos. Esta reiterada imaginería de cuerpos caídos o dormidos cumple una doble función: subraya el costo humano de la conquista y enfatiza la vulnerabilidad y mortalidad de los opresores, desmantelando cualquier ilusión de gloria.

Esta atención al cuerpo se extiende más allá de la muerte hacia la vida cotidiana. Magallanes incluye numerosas escenas de desnudez total, retratando a hombres y mujeres tal como habrían vivido a inicios del siglo XVI. Lav Diaz ha hablado abiertamente sobre la dificultad de filmar estas escenas, señalando que pasó meses convenciendo a las intérpretes de que la desnudez no era pornográfica ni explotadora, sino histórica y éticamente necesaria. El resultado es una representación naturalista del cuerpo humano como evidencia histórica, un archivo inscrito de vulnerabilidad, trabajo y exposición.

La violencia, asimismo, es tratada con una notable contención. En lugar de escenificar ejecuciones o masacres con detalle gráfico, Lav Diaz suele dirigir la cámara hacia quienes ordenan la violencia, no hacia quienes la ejecutan físicamente. El acto en sí ocurre con frecuencia fuera de campo.Esta elección contrasta de manera frontal con el cine y la televisión contemporáneos, donde la violencia se estetiza y se fetichiza, vaciándose de sentido moral y reduciendo la experiencia humana a espectáculo. En Magallanes, la violencia no se espectaculariza ni se suaviza; se articula a través de la ausencia, la insinuación y el peso moral.

Magallanes en una balsa en un río. Foto cortesía de Janus Films.

Aunque a menudo se describe como cine contemplativo, Magallanes va más allá de la mera contemplación. Lo que se invita al espectador a contemplar no es solo la imagen, sino el proceso lento y laborioso de la reconstrucción histórica en sí misma. Lav Diaz se niega a acelerar la historia en nombre de la eficiencia narrativa. En su lugar, permite que el tiempo funcione como una dimensión ética de la película: tiempo para observar, para soportar y para confrontar las consecuencias de la violencia colonial.

Cabe destacar también que Magallanes fue coproducida por Albert Serra, el cineasta catalán conocido por su enfoque radicalmente subversivo del cine histórico. La participación de Serra sitúa la película dentro de una genealogía de autores contemporáneos que desmantelan sistemáticamente los relatos heroicos y cuestionan las convenciones estéticas del género histórico. Su presencia como coproductor refuerza el compromiso de Magallanes con el antiespectáculo, el rigor temporal y la incomodidad ética. Además, Magallanes marca la primera película en color de Lav Diaz en más de una década, tras un largo periodo en el que su obra fue predominantemente filmada en blanco y negro. El regreso al color no es ornamental, sino profundamente reflexivo, en consonancia con el proyecto de reconstrucción histórica e inmersión sensorial de la película, y señala una nueva (aunque coherente) etapa en la práctica cinematográfica de Lav Diaz.

En última instancia, Magallanes es una película sobre la perspectiva, el poder y la autoría histórica. Al subvertir finalmente la narrativa estratégica en el esclavo Enrique y desmantelar el mito del héroe conquistador, Lav Diaz expone la historia como un territorio en disputa más que como un registro cerrado. La película nos recuerda que la historia no es una herencia neutral, sino una construcción moldeada por la omisión, la dominación y la repetición. Al reclamar el cine como un espacio para la interrogación histórica, Magallanes no ofrece respuestas, sino una perturbación profundamente necesaria, que resuena mucho más allá de Filipinas y alcanza las historias coloniales compartidas del Sur Global.

Esta elección narrativa es profundamente controversial. En Filipinas, Lapu-Lapu es un héroe nacional, conmemorado por monumentos y estatuas. Cuestionar su existencia implica poner en duda los propios cimientos de una narrativa histórica nacional. Sin embargo, Lav Diaz aborda esta provocación no como un acto de negación, sino como una invitación a reconsiderar cómo se escribe, se recuerda y se instrumentaliza la historia. Magallanes no busca reemplazar un mito heroico por otro; busca exponer los mecanismos mismos mediante los cuales el mito es producido.

Ídolos de madera quemados tras la conversión de la comunidad al cristianismo, mientras los aldeanos observan en silencio. Foto cortesía de Janus Films.

 

Montreal, 30 de junio de 2025.— En el marco del Festival Internacional de Jazz de Montreal, Natalia Lafourcade ofreció un concierto inolvidable que desafió las expectativas de espectáculo para adentrarse en el terreno de lo íntimo. En la majestuosa Salle Wilfrid-Pelletier en la Place des Arts, con lleno total, la cantautora mexicana celebró no solo su madurez artística, sino también el reconocimiento de su trayectoria con el Premio Antonio Carlos Jobim, otorgado por su labor en la difusión y renovación del folclore latinoamericano entre nuevas generaciones. Aunque el premio le fue entregado la noche anterior, su espíritu atravesó toda la velada.

Antes de que suene la primera nota, el escenario espera en silencio: una silla, una lámpara encendida y una luz roja que tiñe de intimidad el espacio.

Todo está dispuesto con sencillez casi ritual, como si la música que vendrá necesitara primero un altar de quietud. Foto: Orbita Popular

 

Lejos del despliegue escénico habitual de las giras musicales, Lafourcade se adentró en el escenario con solo lo esencial: su voz y una guitarra acústica, en una puesta en escena que evocaba la intimidad de su infancia en Coatepec, Veracruz, como si estuviera en su propia guarida. Un vestido negro fruncido, una lámpara de mesa, una silla de madera, una mesita de noche, un papel medio arrugado donde escribía sus primeras composiciones y un vaso de mezcal fueron sus únicos compañeros durante más de dos horas de concierto sin intermedios, bajo el nombre de su nuevo tour: Cancionera. Fue más una velada introspectiva que un show internacional: como si el público hubiera sido invitado a un recital privado.

 

En un escenario bañado de luces íntimas, Natalia Lafourcade canta sola con su guitarra ante la Salle Wilfrid-Pelletier llena, hechizando a Montreal

en el Festival de Jazz de Montreal con la fuerza serena de su voz. Foto: Orbita Popular

 

A lo largo de la noche, Natalia compartió pensamientos y memorias como quien conversa con amigos bajo una luz tenue de la iluminacion del teatro. Se dijo profundamente orgullosa de haber nacido en su “tierrita” México, y confesó que su música bebe de los sonidos más cotidianos del país: el pregón del vendedor de gas, el canto metálico de quien compra “fierro viejo”, o el inconfundible llévele llévele de los mercados. Dijo que los mexicanos podemos llegar a ser muy dramáticos y también habló de la soledad de la que se regocija, esa compañera ambigua que, si bien es fértil para la creación y la inspiración, reconoció con franqueza que puede ser también “muy cabrona”.

 

El repertorio, cuidadosamente tejido, fue un recorrido por su universo sonoro y por la geografía emocional de todo un país. Desde himnos personales como Cancionera, Soledad y el marDe todas las flores y Hasta la raíz, hasta joyas del cancionero popular como Alfonsina y el mar o Cucurrucucú paloma, cada interpretación surgía como una memoria compartida. También interpretó Nunca es suficiente, el gran éxito que la catapultó a un público masivo en su colaboración con Los Ángeles Azules, en una versión íntima que resignificó su fuerza emotiva. No faltaron temas festivos y nostálgicos como El palomo y la negra, Pajarito colibrí, Como quisiera quererte y Mexicana hermosa. A media función, interpretó una versión despojada y sentida de La Bamba con su guitarra acústica. La conexión con el público fue inmediata: entre aplausos calurosos y gritos mexicanos —¡Ayayayay!— se sentía que allí no solo había fans, sino una comunidad emocional.

 

Como mexicana nueva residente en Canadá, ver a Lafourcade en ese escenario fue conmovedor. Siempre tuve la noción de que en Estados Unidos, la identidad mexicana encuentra un eco constante: los estadios se llenan de verde cuando juega la selección, y artistas como Juan Gabriel (†), en su momento, o Luis Miguel, que aún gira, encuentran un público chicano que los sigue con devoción. Pero aquí, en Montreal —una ciudad francófona, con una comunidad latina más reciente y diversa— la experiencia fue distinta. Ver tantos rostros iluminados por las canciones de Natalia, escuchar los gritos de júbilo en español, y sentir cómo México resonaba tan fuerte fuera de sus fronteras, me hizo ver que la raíz mexicana no solo sobrevive: florece, se reinventa y canta, incluso a miles de kilómetros de casa.

 

No es casualidad que tantos asistentes vibraran con ella: con aproximadamente 300 000 personas de origen latinoamericano en la provincia de Quebec, Montreal alberga la segunda comunidad latinoamericana más grande de Canadá, después de Toronto. Una comunidad que crece, se afirma y celebra con orgullo sus raíces cada vez que una voz como la de Natalia Lafourcade se presenta en un escenario.

 

Bajo el techo geométrico de la Salle Wilfrid-Pelletier, un lleno total aguardaba a Natalia Lafourcade. Entre vítores y banderas mexicanas, la comunidad latina hizo vibrar Montreal, recordando que en Quebec también florecen las raíces del sur.

 

Ya hacia el cierre, Lafourcade regresó al escenario para ofrecer tres canciones más entre ovaciones. Pero no fue con su voz que se despidió del público, sino con la de su tierra: al final, las luces se prendieron formando muchas tonalidades, mientras sonaba una grabación de La Bamba en su versión jarocha, con arpa, zapateado y son veracruzano. Fue un gesto cargado de simbolismo: Natalia se despidió ondeando la mano, visiblemente conmovida por el cariño del público, mientras recibía flores y pequeños regalos de quienes se aproximaban al escenario y nos dejó con la voz colectiva de sus raíces, ese eco del México recóndito que habita en su cancionero y que la ha convertido, en una de las más grandes cantantes latinoamericanas contemporáneas.

 

Órbita Popular felicita al director y a todo el equipo organizador del Festival Internacional de Jazz de Montreal por esta gran iniciativa y valioso aporte musical al incluir en su programación a figuras de la talla de Natalia Lafourcade.

 

Una decisión que enriquece no solo a la comunidad latina de Montreal, sino también a todos los amantes de la música latinoamericana. ¡Bravo!

Aquí, más información sobre el Festival Internacional de Jazz de Montreal.

La 45ª edición del Festival Internacional de Jazz de Montreal (FIJM) se acerca rápidamente, marcando usualmente la llegada del buen tiempo en la ciudad. En una reciente conferencia de prensa, se anunciaron las fechas del evento: del 26 de junio al 5 de julio de 2025. Una vez más, el centro de Montreal vibrará al ritmo del jazz con más de 350 espectáculos, de los cuales casi 115 serán gratuitos.

Le Festival International Cubaneando Montréal (FICM) revient cette année pour une nouvelle édition qui promet de célébrer comme jamais la diversité et la richesse de la culture cubaine et latino-américaine.  Notez les dates dans votre agenda, le 21, 22 et 23 juin 2024 on fête la Saint Jean Batiste avec la diversité au 8060 Christophe Colombe, Jarry, Montréal.

Sous la direction dynamique et infatigable de sa directrice Anays Ford, le festival se consacre à la promotion de la culture cubaine et latino-américaine à Montréal, ainsi qu'à encourager les échanges culturels et à rapprocher les communautés par la musique, avec des artistes cubains et latino-américains de Montréal, d’ailleurs et du Canada.

 

 

Depuis plus de 12 ans, le FICM se distingue par la sélection soignée de ses artistes. Avec près de 614 artistes et artisans participants au fil des années, le festival s’impose comme une plateforme unique pour découvrir la diversité culturelle. Chaque édition offre un éventail de talents renommés, garantissant un événement à la fois multiculturel et enrichissant.

 

Alex Duvall - Cuba
Projection Folklorique Panama pendant Cubaneando 2022
Photo: Patrick Sheridan
Alex Duvall - Cuba
Cochon cuit à la broche à la cubaine
Photo: Patrick Sheridan

Le FICM ne se contente pas de célébrer la culture cubaine; il ouvre également sa programmation à des artistes internationaux. Cette approche permet au public montréalais de s’immerger dans la richesse culturelle de diverses régions du monde. La fusion de la musique cubaine et latino-américaine avec une ambiance festive transforme le festival en une véritable rencontre multiculturelle en plein cœur de Montréal.

L’engagement du FICM envers le développement durable et la co-responsabilité est palpable. Le festival ne se contente pas d’avoir un impact culturel; il joue également un rôle sociologique en renforçant la vitalité culturelle du quartier de Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension. En soutenant les commerçants locaux, le FICM contribue à la dynamique économique et sociale de la région.

 

Alex Duvall - Cuba
Diversion en famille au rythme de la musique cubaine et latine en plein air
Photo: Patrick Sheridan

Pour cette nouvelle édition, le FICM espère attirer plus de 10 000 participants sur trois jours, continuant ainsi sa mission de rapprocher la culture cubaine, latino-américaine, caribéenne et africaine des diverses communautés montréalaises. Les organisateurs visent à créer un espace où chaque participant peut se sentir connecté à une riche mosaïque culturelle.

PROGAMMATION 2024 – Cubaneando Montreal

Les artistes de 2024

Cette édition présentera un éventail d'artistes de renom tant de Cuba que d'autres pays d'Amérique latine et du Canada. Voici le résumé de certains d'entre eux.

Directement de Cuba, les artistes cubains les plus remarquables, Álex Duvall et Mayito Rivera se présenteront dans la Salle Roumaine le 21 et 22 juin 2024.

 

Voici le lien pour acheter vos billets:

https://www.eventbrite.ca/e/directement-de-cuba-alex-duvall-21062024-et-mayito-rivera-22-06-2024-tickets-883519098407?aff=oddtdtcreator

 

Carlos Mérida Rodriguez, connu sous le nom de scène Álex Duvall, a commencé sa carrière musicale en écrivant sa première chanson à l'âge de 9 ans. Après avoir délaissé le sport à 16 ans, il se consacre entièrement à la musique. Ce chanteur et compositeur cubain se concentre principalement sur la musique urbaine, mais explore aussi des genres comme la salsa, le merengue, les ballades et la pop. Ancien membre du groupe Yuly y Havana C, il a collaboré avec des artistes tels que Leoni Torres, El Micha, Qva Libre et Jacob Forever. Ses vidéos musicales ont été nominées pour les Lucas Awards. Parmi ses succès figurent "El Bombazo", "Feliz con él", "Hoy lo que toca es party" et "Dame la verde". Il est reconnu pour ses millions de vues sur YouTube, son charisme et ses performances en direct, et il participera au Cubaneando Montréal 2024.

 

Alex Duvall - Cuba
Alex Duvall - Cuba

Mario « Mayito » Rivera - Pendant plus de 20 ans, Mayito Rivera a été la voix distinctive de Los Van Van, le groupe musical cubain le plus célèbre. Quel que soit le genre musical – rumba, son, salsa, boléro ou timba – ses performances, ornées de trémolos et de coloratures, sont toujours stellaires. Né le 19 janvier 1966 à Pinar del Río, il a commencé sa formation musicale enfant avant de s'installer à La Havane pour étudier à l'École nationale d'art (ENA) et à l'Institut supérieur d'art (ISA). À 26 ans, il a été découvert par Juan Formell, le directeur de Los Van Van, et est rapidement devenu le chanteur principal du groupe. Pendant deux décennies, il a marqué Los Van Van de son empreinte, contribuant à leur succès mondial. Il a été nominé deux fois pour un Grammy et a remporté une fois. Surnommé le « poète de la rumba », Mayito a collaboré avec de grands noms de la salsa comme Oscar D'Leon, Gilberto Santa Rosa et Issac Delgado.

 

Mayito Rivera Cuba
Mayito Rivera Cuba

Onelson Naranjo - «El Charanguero et Ángeles de Montreal»: Il est né le 11 avril 1975 à Santiago de Cuba, Cuba. Il a débuté dans la musique en 1993 à Manzanillo, Granma, travaillant avec Osmany Espinosa. En 2000, il forme l'Agrupación Sabrosura Viva. Devenu professionnel, il chante et compose, collaborant avec divers groupes jusqu'en 2022 et étant membre de la société de droits d'auteur cubaine. Il enregistre un album aux studios Siboney et produit des vidéos musicales populaires. Il a travaillé avec des groupes comme Orquesta Son Verdad à Manzanillo et Bakuleye à La Havane. En 2022, il a terminé avec l'Agrupación Impacto avant de venir au Canada pour la deuxième fois.

 

Onelso Naranjo - El Charanguero
Onelso Naranjo - El Charanguero

Gretchen Lobaina Batista, connue sous le nom artistique Gretch'N, est née à La Havane, Cuba, et a étudié à l'École nationale d’art (ENA). Sa carrière musicale est profondément influencée par la danse, qu'elle combine avec ses talents de chanteuse. Elle a travaillé pour des chaînes de télévision telles que Telemundo et Univision, et a fait partie de la troupe de danseurs de Marc Anthony aux Billboard Latin Music Awards 2015. Gretchen a également participé à des clips pour des artistes comme Alejandro Sanz et Nick Jonas. Sa musique mêle les influences urbaines avec celles des Caraïbes et de l'Amérique du Nord.

 

Gretch'n - Cuba
Gretch'n - Cuba

Installée au Canada, à Montréal, elle a remporté les "Canada Latin Awards" en tant que nouvelle artiste de l'année et connaît une croissance constante sur les médias sociaux, avec plus de 100k streams sur Spotify. Elle se prépare pour le festival "Fuego Fuego" où elle présentera une collaboration avec un autre artiste local, prévue pour mai 2024.

 

El Chelo y Su Combo – Mexique-Colombie et Pérou : El Chelo y su Combo est un groupe né dans le but de toutes les générations. Leurs styles variés sont : cumbia, bachata, merengue, latin fusion. Cinq musiciens montréalais prêts à la rumba et à s'amuser.

 

Chelo y Su Combo - Méxique, Colombie, Pérou
Chelo y Su Combo - Méxique, Colombie, Pérou

La Terremoto – Canada : est une étoile montante de la scène musicale Canada-Cuba, fusionne avec passion le reggaeton cubain et le franco-espagnol, transportant ses auditeurs au rythme vibrant de La Havane. Née à Montréal, elle exprime profondément la culture cubaine à travers sa musique. Chantant en espagnol, elle filme tous ses vidéoclips dans les rues animées et les paysages pittoresques de l'île, offrant une immersion authentique. Son style unique et ses mélodies contagieuses en ont fait une ambassadrice de la culture cubaine à l'échelle mondiale, conquérant également les festivals du Québec avec des performances électrisantes.

 

La Terremoto - Canada
La Terremoto - Canada

UVA École Artistique, connue sous le nom d'Unité d'art vivant, a été fondée en Colombie en 2010 et établie à Montréal, Canada, depuis 2019, sous la direction de Lina Perdomo, danseuse, chorégraphe et éducatrice artistique diplômée de l'Escuela Professional d’art de Medellín. L'école croit en la danse comme un processus thérapeutique permettant de guérir et de se connecter à la vie. Elle offre une gamme complète de services pour tous les âges, y compris des classes, des ateliers, des spectacles et des activités familiales pour promouvoir les arts, la culture et l'intégration. UVA célèbre l'unité, la joie et l'identité latine à l'étranger.

 

Kiara Noella et François Reyes : Ambassadeurs de la Marinera à Montréal (Pérou) :

Kiara Noelia est née à Montréal de parents péruviens et danse depuis l'âge de 9 ans. Elle a remporté le concours du "Club Libertad - Filial Laval" dans la catégorie Solo et a également obtenu la 2ème et la 3ème place dans divers concours au Canada et aux États-Unis.

François Reyes, également né à Montréal de parents péruviens, a commencé à danser à l'âge de 8 ans. Grâce à sa passion et à son excellent niveau dans cette magnifique danse. Il a atteint la 3ème place lors de la prestigieuse finale du "Concurso Nacional y Mundial de Marinera Norteña" qui se tient chaque année à Trujillo, au Pérou. Ils sont ainsi de dignes ambassadeurs de la musique traditionnelle péruvienne au Canada.

 

 

Kiara Noelia et Francois Reyes
Kiara Noelia et Francois Reyes

 

Il y aura aussi Sara Ange de la Colombie, Esco de Cuba, le groupe Show DLatin de Cuba, ainsi que les DJs Memox (Cuba), Jamaika (Cuba), et Daven Ray (Canada).

 

 

 

 

Le monde de la musique se prépare à une célébration sans précédent alors que le 44e Festival International de Jazz de Montréal (FIJM) se profile à l'horizon. Du 27 juin au 6 juillet prochains, la métropole va vibrer au rythme d'une programmation aussi éclectique que captivante, avec plus de 350 spectacles prévus, dont les deux tiers seront accessibles gratuitement.

Sous le parrainage du Groupe Banque TD en collaboration avec Rio Tinto, le FIJM promet une édition mémorable, mettant en avant des têtes d'affiche prestigieuses telles qu'André 3000, Norah Jones, Al DI Meola, Keny Garret, Jesse Cook, Laufey, Robert Glasper, et Orville Peck. Ces artistes de renom s'inscrivent dans une programmation moderne et diversifiée, prouvant une fois de plus que le jazz transcende les frontières musicales.  Il y aura aussi plusieurs artistes originaires d’Afrique tels que Etran de l'Aïr, The Brother Moves On et Vieux Farka Touré, 

 

Photo: FIJM
Photo: FIJM

Photo: FIJM
Photo: FIJM

Maurin Auxéméry, directeur de la programmation du FIJM pour sa deuxième année consécutive, souligne l'évolution du jazz dans un paysage musical en constante mutation. « Comme dans d'autres sphères de la société, la notion de frontière tend à disparaître, et il en va de même pour notre jazz bien-aimé. Notre incroyable équipe de programmation a le devoir et le plaisir de refléter cette saine évolution », explique-t-il.

La programmation 2024 du FIJM met en lumière plusieurs tendances marquantes. Outre la présence de la scène jazz traditionnelle avec des artistes renommés comme Preservation Hall Jazz Band et Marcus Miller, le festival réserve également des découvertes musicales passionnantes, tant en salle qu'en plein air. Les habitués du FIJM auront le plaisir de retrouver des favoris tels que Pink Martini, Norah Jones et Jesse Cook.

Orbita Popular et d’autres journalistes latino-américaines ont constaté l’absence marquée d'artistes latino-américains par rapport à d'autres éditions. Pour une communauté qui attend avec impatience ce festival pour célébrer ses origines culturelles, cette omission a été perçue comme une déception.

Maurin Auxéméry, responsable de la programmation, a été interpellé à ce sujet. Dans une déclaration rassurante, il a souligné que la programmation n'était pas encore finalisée et qu'il réservait des surprises spéciales pour la communauté latino-américaine. Cette annonce a suscité l'espoir parmi les membres de cette communauté, qui attendent avec impatience de voir comment le festival va répondre à leurs attentes.

 

Maurin Auxéméry, directeur de la programmation du FIJM - Photo: Orbita Popular
Maurin Auxéméry, directeur de la programmation du FIJM - Photo: Orbita Popular

Cette situation met en lumière l'importance de la représentation culturelle dans les événements artistiques et souligne le besoin de diversité et d'inclusion dans les programmations. Alors que Orbita Popular continue de préparer son édition à venir, la communauté latino-américaine de Montréal espère voir ses artistes et sa culture célébrés comme il se doit.

 

Pour l’instant, on a trouvé la présentation de Ana Moura (Brésil) au Théâtre Maisonneuve le mercredi 3 juillet a 20h00.  Ana Moura est cette étoile lumineuse du fado qui captive le monde avec sa voix profonde et émouvante. Forte de la confiance d’une artiste qui sait qu'elle a quelque chose de nouveau et de différent à transmettre, elle a lancé son septième album studio en 2022, Casa Guilhermina, le premier qu’elle a écrit et celui qui lui a permis de devenir une star au-delà des frontières du Portugal…

 

https://montrealjazzfest.com/fr/programmation/ana-moura-e001370

 

Photo: FIJM
ANA MOURA
LES GRANDS CONCERTS RIO TINTO
Mercredi 3 juillet 2024, 20h
Théâtre Maisonneuve, Place des Arts
Photo: FIJM

Dans les spectacles gratuits, ça sera Noé Lira du Mexique qui donnera deux présentations soit le samedi 29 juin à 20h00 et à 22h00 sur la scène Rio Tinto.  Noé Lira est une artiste polyvalente, mêlant les talents de musicienne, chanteuse, comédienne, accordéoniste et danseuse. D'origine québéco-mexicaine, elle explore le mélange des cultures et des formes artistiques dans ses œuvres. Ses créations, qui abordent des thèmes tels que la violence contre les femmes et le besoin de changement social, sont multidisciplinaires et ancrées dans l'actualité. Elle croit au pouvoir des rituels de transformation collective et cherche toujours à favoriser la rencontre, le dialogue et la réunion des esprits à travers son art.

 

Photo: FIJM
NOÉ LIRA
Samedi 29 juin 2024, 22h00
Scène Rio Tinto
Photo: FIJM

Noé Lira crée un univers musical hybride, fusionnant les rythmes latins, l'alternatif et la pop. Son spectacle en quartet, trilingue et collaboratif, est à la fois humoristique et authentique. Actuellement, elle prépare un nouvel album prévu pour 2025. 

A voir absolument: https://montrealjazzfest.com/fr/programmation/noe-lira-e001433

La mise en vente des billets pour les concerts payants a débuté le vendredi 12 avril, offrant ainsi aux mélomanes l'opportunité d'assister à cet événement musical d'envergure mondiale.   

Pour plus d’informations : https://montrealjazzfest.com/fr

Le Festival International de Jazz de Montréal
se déroulera du 27 juin au 6 juillet 2024 dans le
Quartier des spectacles !

Gregory Charles durante su espectáculo la noche de la clausura de los fuegos artificiales. - Foto: Patrick Sheridan

Pirotecnia

Noche de clausura de la competencia más prestigiosa en el mundo de fuegos pirotécnicos estuvo realzada por la performance del enigmático Gregory Charles y sus músicos antecediendo el anuncio de los ganadores de este certamen. Gregory contribuyó asimismo con la selección de la banda sonora de los fuegos lanzados por Panzera & Rozzi's Famous Fireworks.  Estas dos compañías no decepcionaron a su público ya que presentaron un hermoso espectáculo priotécnico digno de una final y para celebrar los 25 años del Casino de Montreal.   Los tiros fueron muy hermosos, usaron muy bien el lago e innovaron con muchos tiros horizontales de un lado a otro.  El público vibró incansablemente durante su presentación.  Las canciones seleccionadas incluían temas de artistas conocidos desde Simple Plan hasta Celine ion, desde Marie-Maie hasta Hubert Lenoir y Loud. Bravo! 

El gran corazón que hizo vibrar al público. Foto: Patrick Sheridan

Pirotecnia

ESTADOS UNIDOS
Atlas Pyrovision Inc. tuvo excelentes condiciones climáticas para presentar su obra pirotécnica en la competencia más aclamada en el mundo con el tema Espíritu de la Selva.
Sus primeros disparos fueron coloridos y contundentes. Nos llevaron suavemente a admirar los diferentes cuadros musicales y pirotécnicos desplegados en los cielos y sobre el lago. La sincronización con la música fue impecable y las técnicas de tiro casi perfectas.

Foto: Parc Jean-Drapeau

Pirotecnia

La Ronde se enorgullece en presentar la 35ª edición de L'International des Feux Loto-Québec. Una vez más este año, La Ronde presentará una temporada de calibre internacional. Del 29 de junio al 27 de julio, los cielos de Montreal se iluminarán y se presentarán los mejores artistas de fuegos artificiales del mundo.

Equipo de China 2018 - Foto: Patrick Sheridan

Pirotecnia

Durante más de veintiocho años que cubrimos los Fuegos Artificiales de Montreal hemos visto desfilar a los mejores representantes de la industria pirotécnica del mundo y puedo testimoniar que es el evento más prestigioso debido a su popularidad, calidad de los fuegos artificiales, la apertura en aceptar nuevos países participantes, a la seguridad pirotécnica y a la camaradería que hay entre los pirotécnicos de La Ronde y los participantes. Todos estos elementos hacen que este evento sea el más popular del verano donde los expertos pirotécnicos vienen a concursar y dan lo mejor en sus espectáculos para quizás llevarse el prestigioso Júpiter de Oro a casa.